13ème Voyage d'Hiver avec 3 weekends
organisés du 7 février au 22 mars
Par Matthieu Perrinaud pour
La Montagne, Vendredi 6 février 2009
Les belles escales d'un «Voyage d’hiver»
Trois week-ends, six concerts, et un concentré de talent : le festival « Voyage d’hiver » reprend ses droits, pour un aller simple vers la crème de la musique classique.
A l’origine, un pari : persuader le haut de l’affiche des musiciens classiques de venir jouer dans le Cantal, et en hiver. Sur le papier, pas forcément gagné. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté passionnée de Marc Le Bot et sa femme, pianiste, Luo Chin. Et la magie a opéré.
La meilleure preuve : le lever de rideau, demain, sur la treizième édition de ce « Voyage d’hiver », festival définitivement ancré dans la saison culturelle hivernale. Marc Le Bot n’a rien oublié de ces débuts faits de bric et de broc, et rien perdu d’un enthousiasme juvénile : « Au départ, le plus dur n’a pas été de faire venir les musiciens, mais de créer une petite dynamique au niveau local. Ça a pris trois ou quatre ans, mais aujourd’hui, ça marche ».
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Sans fausse note
Depuis, la mécanique tourne sans fausse note, appuyée dans son heureux manège par les précieuses gouttes d’huile pécunières versées par les collectivités locales sur les rouages du festival.
Sans oublier l’indispensable concours des associations, à l’instar de « La ballade au pays de Pierrefort », sous la houlette de Dominique Dussel, ou de « La passerelle », à Saint Flour, qui permettent la bonne mise en oeuvre des concerts délocalisés. Si l’événement a rapidement vu les galons de la qualité accrochés au revers de sa veste, en même temps qu’il a su mobiliser un véritable noyau d’amateurs, le hasard n’y est pour rien.
Pour s’en convaincre, il suffit de balayer du regard l’incroyable galerie de portraits accrochés au mur des douze éditions passées. Et cette année ne fera pas exception à la règle, avec six concerts donnés, le temps de trois weekends, par des pointures du genre.
Pour Marc Le Bot, pas question pour autant de verser dans l’élitisme : « Le gros problème avec la musique classique, c’est qu’elle reste marquée du sceau de la complexité, du “c’est pas pour nous”. C’est vrai pour les disques, car c’est une musique de scène, de contact. Quiconque aime Colplay ou John Coltrane peut être touché par la dimension vivante de la musique classique. Je l’ai découvert moi même ! Et comme je ne suis pas musicien, je peux parler au nom du public non averti ».
Et non seulement les musiciens viennent, mais ils en redemandent. « Ils reviennent tous », s’enorgueillit Marc Le Bot. Et pour les convaincre définitivement, si besoin était, il a son petit secret : « Nous les hébergeons à domicile. Ils sont chouchoutés, et découvrent l’univers cantalien en même temps que la cuisine chinoise : ils n’y résistent pas… »

Le programme
- Samedi 7 février. Quatuor Ardeo, à 20h30, à la salle d’activités de Giou de Mamou. 10 € et 15 €.
- Dimanche 8 février. Initialement prévu à la Halle aux Bleds, le concert du Quatuor Ardeo se tiendra au Rex, à Saint Flour, à 15 heures. Tarifs : 7 € et 10 €. Contacts : 04.71.60.75.00.
- Samedi 28 février. Sextuor IBY6, à 20 h 45, au théâtre d’Aurillac. 10 € et 15 €.
- Dimanche 1er mars. Stéphane Labeyrie (tuba) et Emmanuel Curt (percussions), à 15h30, en l’église de Saint Martin sous Vigouroux. 8 €, 6 € et 3 €.
Bus, buffet, concert : 20 €. Contacts : 04.81.91.50.93.
- Samedi 21 mars. François Frédéric Guy, à 20h45, au théâtre d’Aurillac. 15 € et 20 €.
- Dimanche 22 mars. François Frédéric Guy, à 17 heures, au théâtre d’Aurillac. 15 € et 20 €
Demandez le programme
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MUSICA FORMOSA - 26 Rue des Amandiers - 15130 YTRAC
